EN(T/C)RE

Barbara Sabaté Montoriol
à propos de
ENTREL’ENCRE

Entre la poésie et l’encre, entre les mots et l’expression du pinceau se tissent des correspondances, s’instaurent des conversations «comme de longs échos
qui de loin se confondent»(2).
Photo Barbara Sabaté Montoriol, 2017.
ENTREL’ENCRE
UNE DURÉE ENTRE DEUX MOMENTS
Entre l’encre de Chine et le pinceau, un intervalle de temps.
Celui du recueillement.

L’ESPACE QUI SÉPARE DES CHOSES OU DES ÊTRES
Entre le pinceau chargé d’encre noire et le papier, l’artiste chargée d’énergie.
Elle va «s’en délivrer», «s’en décharger d’un coup»(1) dans le geste de peindre.
Entre les bandes de papiers court le geste sans s’interrompre.

L’ENSEMBLE AU SEIN DUQUEL UNE POSSIBILITÉ DE CHOIX EST OFFERTE
Entre deux traces encrées du pinceau, Cécile choisit d’utiliser le collage.
Un fin papier de riz, comme une brume opacifiant le premier trait d’encre sans l’effacer,

telle une main tendue pour un second, parfois.

UN RAPPORT DE RÉCIPROCITÉ, DE SIMILITUDE OU DE DIFFÉRENCE
Entre le noir de l’encre et la pâleur du papier agit le souffle du vide médian.
Entre l’ombre et la lumière, entrevoir l’infini.

UN ENSEMBLE DE PERSONNES À L’EXCLUSION DE TOUTE AUTRE
Entre l’œuvre et les regardeurs, un seuil franchi, une intimité qui s’installe.
(1) Henri Michaux, Idéogrammes en Chine, 1975. 
(2) Charles Baudelaire, Correspondances

Barbara Sabaté-Montoriol, janvier 2017. 

Découvrir son talent:ici
                                                     


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